Burn-out du dirigeant : les 6 erreurs à éviter

“Diriger ne devrait pas épuiser” — Jean-Cédric Violet

“Vous êtes un excellent dirigeant… jusqu’au jour où vous vous effondrez” - Equilibr’in®

“Diriger ne devrait pas épuiser”

Avec ses mots, Jean-Cédric Violet nous partage son éxpérience de dirigeant engagé, disponible, exigeant, enthousiaste, dynamique, engagé et impliqué.

Vous êtes vous-même un(e) dirigeant(e) sérieux(se), professione(le) et loyal(e) sur qui on peut toujours compter. Celui ou celle qui maitrise son sujet et la vision stratégique de son marché, atteint ses objectifs, qui ne lâche rien, qui protège ses équipes, qui est toujours prêt(e) à aider et à à partager avec ses homologues.

Et pourtant…c’est exactement ce qui pourrait vous conduire au burn-out.

Vous vous épuisez doucement mais sûrement, vous glissez insidieusement dans la fatigue et le stress chronique mais vous êtes encore dans le déni.

Les 6 erreurs à éviter

Erreur n°1️⃣ — Vouloir tout porter

Vous pensez que c’est votre rôle.

Décider, arbitrer, soutenir, gérer, anticiper.

👉 Être partout, en réalité, vous portez trop et surtout… seul(e).

Erreur n°2️⃣ — Confondre exigence et pression

Vous voulez de la performance alors vous augmentez le niveau d’exigence.

Toujours plus vite, toujours mieux, toujours plus.

👉 Sans mesurer l’impact sur les équipes et sur vous-même.

Erreur n°3️⃣ — Ne jamais ralentir

Ralentir, pour vous, c’est dangereux.

Perdre du temps, perdre un client, perdre une opportunité

Alors vous accélérez encore et encore.

👉 Jusqu’à ne plus savoir vous arrêter.

Erreur n°4️⃣ — Ne pas écouter les signaux faibles

Les vôtres, ceux de vos équipes.

Fatigue, tensions, conflits, irritabilité, désengagement.

👉 Vous le voyez… mais vous continuez parce que ça marche.

Erreur n°5️⃣ — Donner l’exemple… au mauvais endroit

Vous voulez être un leader exemplaire alors vous montrez.

Un engagement total, une disponibilité permanente, une intensité élevée.

👉 Sans vous rendre compte…vous normalisez l’épuisement.

Erreur n°6️⃣ — Vous pensez que ça ne vous arrivera jamais

Vous êtes solide, expérimenté(e) et habitué(e) à la pression.

👉 “Le burn-out, ce n’est pas pour moi.”

C’est aussi ce que je pensais, j’ai enfin compris que le burn-out n’est pas un accident, c’est une trajectoire. Et en tant que dirigeant(e)… on peut aussi y contribuer soi-même, sans le vouloir consciemment et sans le voir à temps.

Ce que vous pourriez faire différemment à partir d'aujourd’hui.

  1. Ne cherchez plus à tout porter.

  2. Construisez un environnement équilibré, harmonieux et soutenable.

  3. Mesurez l’impact humain… autant que la performance.

  4. Créez des espaces pour ralentir.

  5. Ecoutez-vous et écoutez vos collaborateurs.

  6. Et surtout, n'attendez plus la rupture pour agir.

Conclusion

Avec le recul, ne voyez plus ces erreurs comme des fautes. Voyez les comme le résultat d’un modèle, celui qui valorise l’intensité, celui qui confond engagement et sacrifice, celui qui récompense ceux et celles qui tiennent… sans toujours questionner le prix à payer.

En tant que dirigeant(e), on finit par s’y adapter, par l’intégrer, par le reproduire sans forcément s’en rendre compte, on devient à la fois moteur… et victime de ce système.

Le burn-out vous oblige à vous arrêter, mais surtout… à regarder la vie autrement.

Questionnez vous de ce que vous considérez comme “normal”, redéfinissez les indicateurs qui signifient vraiment performer, comprenez que diriger, ce n’est pas seulement obtenir des bons résultats, c’est avant tout créer les meilleures conditions pour qu’ils continuent dans la durée.

Aujourd’hui, pensez à ne plus à être un(e) dirigeant(e) qui subit ou fait subir mais qui construit un cadre, un rythme et une manière de travailler… qui ne repose plus sur l’épuisement de ses collaborateurs mais laisse place à la prévention dans ses équipes pour une performance pérenne.

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