Déconstruire pour se reconstruire. Premier pas vers un équilibre durable.
“On ne peut rien construire de neuf sur de l’ancien qui n’a pas été nettoyé.” — Carl Gustav Jung
“Un premier pas vers la résilience consiste à désapprendre, à lâcher prise et à remettre en cause nos certitudes.”
Avant de reconstruire, il faut d’abord déconstruire.
Lorsqu’un burn-out survient, notre premier réflexe est souvent de vouloir “aller mieux” au plus vite. Mais la reconstruction ne se décrète pas : elle se prépare.
Avant de rebâtir, il faut désapprendre. Désapprendre nos réflexes, nos schémas, nos automatismes. Car ce sont souvent ces mêmes mécanismes — forgés par l’éducation, la culture, les injonctions sociales ou professionnelles — qui nous ont conduits, lentement, vers l’épuisement.
Déconstruire, c’est accueillir l’inconfort du changement. C’est accepter que certaines certitudes vacillent pour laisser émerger quelque chose de plus juste, plus aligné, plus vivant.
1. Les schémas qui nous conditionnent
Notre manière d’agir, de penser, de réagir s’ancre dès l’enfance. Nous apprenons à être “fort”, “efficace”, “irréprochable”, à “ne pas déranger”, à “réussir”. Ces modèles, aussi bien familiaux que sociétaux, deviennent nos programmes invisibles.
Mais à force de vouloir correspondre à ce que l’on attend de nous, on oublie parfois qui l’on est vraiment.
Déconstruire, c’est remettre en question ces filtres. C’est oser se dire :
“Et si cette manière de faire ne me convenait plus aujourd’hui ?”
2. Une démarche systémique
On ne peut pas aborder la déconstruction uniquement sous l’angle individuel. Nous faisons partie d’un système : familial, professionnel, social. Et c’est cet écosystème complet qu’il faut considérer.
Quand une personne s’épuise, ce n’est pas uniquement “sa faute” ni “son problème”. C’est souvent le signe qu’un équilibre global s’est rompu dans l’environnement : attentes, rythme, valeurs, communication, reconnaissance…
C’est pourquoi la déconstruction ne se fait pas seul. Elle se vit accompagné, observé, soutenu. C’est un travail de prise de conscience, de mise à plat, de compréhension.
3. Le rôle des professionnels : accompagner la traversée
Déconstruire, c’est aussi accepter de ne plus avoir toutes les réponses. C’est une phase de désorientation saine, où l’on explore, on observe, on questionne. Et cette étape peut être déroutante.
C’est là que l’accompagnement professionnel prend tout son sens. Les spécialistes du burn-out, qu’ils soient psychologues, thérapeutes, coachs ou praticiens, aident à comprendre le “pourquoi” de l’épuisement avant de chercher le “comment” du mieux-être.
Leur regard extérieur sécurise cette période de transition. Ils offrent un cadre, des repères et une approche systémique, où l’humain est replacé dans son environnement.
4. Déconstruire, c’est ouvrir la voie à la liberté
La déconstruction n’est pas une destruction. C’est une libération. C’est un acte conscient de retour à soi, une manière de se délester des poids inutiles pour retrouver une posture plus fluide, plus authentique.
Et c’est seulement à partir de ce terrain nettoyé, apaisé, que la reconstruction peut véritablement commencer.
Déconstruire, c’est le premier pas vers un équilibre durable.
Question aux lecteurs
Et vous, qu’aimeriez-vous déconstruire aujourd’hui pour retrouver un équilibre plus sain et pérenne ?